L’égo

Publié le 29 mai 2026 à 10:49

Serait-il possible
que tous nos maux
soient liés à notre ego ?

Entre pulsions, contraintes, réalités,
ce pilier de ma stabilité.
Cette construction narrative,
ne serait-elle pas garante
de ma continuité ?

L’attachement à soi
n’aurait-il pas d’essence ?

Orgueil de vieil homme.

Posséder.
Se rassurer.
Se maintenir.
Se glorifier.

Se croire permanent.

Tant d’inflammations du moi.

Cette instance qui veut
“mon histoire,
mon identité,
mon sens”
ne s’accrocherait-elle pas
à une cohérence ?

Le mot est lâché.

Si simple.
Si limpide.

Incantation étrange,
qui transforme
le besoin d’amputation
en besoin de réconciliation.

Accueillir
les différentes parts
de ce que nous sommes :

un corps,
un esprit,
une conscience.

Donner à chacune
la place qui lui revient.

Celle du mental
est tout aussi cruciale.

Il structure nos récits,
leur donne consistance,
nous permet d’évoluer
dans ce monde chahuté.

Mais si le devoir de cohérence
nous aide à avancer,

le droit à l’incohérence
nous garde peut-être
de nous enfermer.

Car refuser l’abîme
ou vouloir s’amputer
ne sont-ils pas
les deux faces
d’une même réalité ?

Une incapacité
à accueillir
ce qui nous fonde.

Ce gouffre muet
qu’aucune certitude
ne comble.

Reste alors
à ne pas transformer
la cohérence de nos récits
en réalité qui se voudrait vérité.

À ne pas faire
de notre devoir de cohérence
un absolu du sens.

Là se joue peut-être l’ego.

Là commence sans doute l’enfer.

Et de se rappeler, toujours,
que nos récits
ne sont que des histoires
pour mieux habiter ce monde.

Et qu’il nous est donné,
parfois,

de le faire
en conscience.

... à voir aussi: cette prouesse de représentation du moi en 1089 pixels -

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.