Le mentalement ?
Moi je le crois mon ami.
Même si parfois celui-ci,
pensant bien faire,
me raconte des histoires.
Qu’importe, parfois, le réel,
c’est la cohérence du récit
qui plaît à mon ami.
La réalité,
soumise à ma subjectivité,
vaut bien quelques synchronicités
pour s’accorder
à ma vérité.
C’est qu’il faut comprendre
que mon ami
préfère m’enrober
d’un semblant de destinée
plutôt que de me laisser perdu
face à tant de libertés.
Et si vous l’aimez en retour,
pour ce qu’il est,
cette part de vous-même
qui préfère la douceur à l’abîme.
Qui vous murmure des histoires
pour ne pas vous laisser choir.
Pour vous aider à habiter
cette réalité.
Alors qu’importent les récits,
pour peu qu’on les porte
comme on porte un habit.
Peut-être suffit-il alors
de ne pas exiger d’avantage.
Ni vérité,
ni mensonge,
un peu de vrai,
un peu de folie,
juste assez
pour habiter ce monde,
pour poursuivre le voyage.
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