S’appuyer sur Dieu
pour choisir ses axiomes,
résoudrait-il l’équation ?
La raison, inspirée,
moins incomplète,
moins contradictoire.
L’absolu, moins lointain ?
Et que, bien et mal,
soumis à l’acte de foi
sortent du non-savoir.
Puissent paraître en plein jour ?
Mais mon petit carnet,
censé recenser
le vrai du faux,
ne veut rien savoir :
« Cette vérité n’est pas dans le livre. »
-phrase errante-
n’arrive à trouver sa place
ni dans le livre,
ni hors du livre.
Face à l’indécidable,
prétendre connaître
l’intention de Dieu,
c’est comme croquer le fruit défendu
et se chasser du jardin.
Seuls face à notre vérité
subjective, singulière, incomplète,
pourquoi ne pas,
simplement,
tendre la main,
et effleurer, parfois,
du bout des doigts,
le fil de l’intention qui nous traverse ?
Et la foi, je ne sais,
a peut-être aussi à offrir
de goûter plus joyeusement encore
les fruits imparfaits
d'une vraie liberté
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